mardi 25 mars 2008
les collectivités s'engagent
Notre association reçoit des aides de la Région Nord Pas de Calais, du Conseil Général du Pas de Calais et de la ville de Loos en Gohelle. C'est un support vital pour nos actions. Un grand MERCI à elles !


jeudi 17 janvier 2008
La cantine scolaire de Kabé
Depuis la création de l'école de Kabé, des repas sont servis chaque midi aux élèves. Il est essentiel de pouvoir se nourrir sur place pour les enfants venant de campements éloignés et qui n'ont pas la possibilité de rentrer chez eux. Cette cantine fonctionne grâce aux vivres du programme alimentaire mondial (PAM) et une petite participation financière des parents d'élèves.
Deux cuisinières bénévoles installent chaque jour leurs marmites sous l'abri en tôle pour préparer les repas. Nous souhaitons prochainement construire un local "en dure" afin de faciliter le travail de ces femmes, notamment lorsqu'il pleut, et de pouvoir ranger leur matériel.
Deux cuisinières bénévoles installent chaque jour leurs marmites sous l'abri en tôle pour préparer les repas. Nous souhaitons prochainement construire un local "en dure" afin de faciliter le travail de ces femmes, notamment lorsqu'il pleut, et de pouvoir ranger leur matériel.
Un centre de santé à Kabé
Le dispensaire de Guéné est la seule structure de l'arrondissement où l'on peut trouver un médecin, un infirmier, une sage femme et une pharmacie. La fréquentation de cet établissement est faible pour plusieurs raisons : l'isolement de certains villages, le coût des soins ou le manque de confiance envers les professionnels de santé. De nombreuses familles se tournent plus facilement vers les marabouts ou les étals de médicaments vendus sur les marchés. Ces produits de contrebande ou de récupération sont vendus sans aucune connaissance médicale et peuvent s'avérer très dangereux.
Afin de sensibiliser la population aux soins et de leur en faciliter l'accès, nous avons proposé au villageois de Kabé d'installer une unité villageoise de santé (UVS) qui profiterait à plusieurs campements à proximité, tous isolés en brousse.
Pour faire fonctionner cette UVS, deux jeunes du village recevront une formation d'aide soignant et deux autres une formation en gestion. Une gestion rigoureuse de ce centre est nécessaire pour qu'il soit autonome financièrement et puisse s'équiper et acheter les médicaments d'usage courant, qui seront bien sûr facturés aux patients.
Le rôle de ce relais de proximité sera de donner les premiers soins, réorienter les patients vers le dispensaire, sensibiliser aux vaccinations, à l'hygiène, à la contraception ...
Ce travail de sensibilisation a déjà commencé depuis quelques mois avec une association de lutte contre le paludisme et la malnutrition qui organise des tournées dans les villages en passant par Kabé un lundi par mois.
Afin de sensibiliser la population aux soins et de leur en faciliter l'accès, nous avons proposé au villageois de Kabé d'installer une unité villageoise de santé (UVS) qui profiterait à plusieurs campements à proximité, tous isolés en brousse.
Pour faire fonctionner cette UVS, deux jeunes du village recevront une formation d'aide soignant et deux autres une formation en gestion. Une gestion rigoureuse de ce centre est nécessaire pour qu'il soit autonome financièrement et puisse s'équiper et acheter les médicaments d'usage courant, qui seront bien sûr facturés aux patients.
Le rôle de ce relais de proximité sera de donner les premiers soins, réorienter les patients vers le dispensaire, sensibiliser aux vaccinations, à l'hygiène, à la contraception ...
Ce travail de sensibilisation a déjà commencé depuis quelques mois avec une association de lutte contre le paludisme et la malnutrition qui organise des tournées dans les villages en passant par Kabé un lundi par mois.
L'assainissement de la ville de Guéné
Depuis 2005, six habitants de Guéné qui ont fomé le collectif Kwara Ma Bori (en dendi : "Que le village soit beau"), mènent des actions pour assainir la ville.
Cette démarche pour la propreté passait principalement par des séances de sensibilisation auprès de la population et notamment dans les groupements de femmes. Des campagnes de salubrité étaient ensuite organisées dans la ville les dimanches après-midi pour encourager les habitants à ramasser et brûler les ordures dispersées dans leur maison et leur quartier.


Deux ans plus tard, la prise de conscience collective est visible dans Guéné mais pour aller plus loin, les moyens matériels et financiers manquent à la ville. C'est pourquoi, après avoir suivi le parcours du collectif et soutenu leur projet auprès de nos partenaires et des colléctivités, nous concrétisons notre collaboration en participant au financement du ramassage et de l'évacuation des déchets de la ville.
Ainsi le collectif a été équipé de brouettes, rateaux, pelles, gants et bottes qui sont à disposition des habitants lors des campagnes de salubrité. De plus des poubelles métalliques sont disposées dans chaque quartier afin de collecter les déchets avant leur ramassage par les charretiers (deux ânes et charettes ont été achetés).

La cotisation des foyers, fixée à 200 FCFA par mois, devra couvrir les frais de fonctionnement ainsi que les salaires des charretiers. Un fond de roulement a été donné au collectif pour couvrir ces dépenses pendant les six premiers mois avant d'atteindre une certaine autonomie.
Trois types de déchets sont triés : organiques pour le composte, plastiques pour être transformés dans un centre de recyclage à quelques kilomètres, le reste est aujourd'hui évacué dans une décharge à l'extérieur de la ville. Cette solution provisoire est malheureusement identique à de nombreuses villes du nord du Bénin, où il reste beaucoup à faire avant de pouvoir retraiter ou incinérer tous les déchets.
Cette démarche pour la propreté passait principalement par des séances de sensibilisation auprès de la population et notamment dans les groupements de femmes. Des campagnes de salubrité étaient ensuite organisées dans la ville les dimanches après-midi pour encourager les habitants à ramasser et brûler les ordures dispersées dans leur maison et leur quartier.
Deux ans plus tard, la prise de conscience collective est visible dans Guéné mais pour aller plus loin, les moyens matériels et financiers manquent à la ville. C'est pourquoi, après avoir suivi le parcours du collectif et soutenu leur projet auprès de nos partenaires et des colléctivités, nous concrétisons notre collaboration en participant au financement du ramassage et de l'évacuation des déchets de la ville.
Ainsi le collectif a été équipé de brouettes, rateaux, pelles, gants et bottes qui sont à disposition des habitants lors des campagnes de salubrité. De plus des poubelles métalliques sont disposées dans chaque quartier afin de collecter les déchets avant leur ramassage par les charretiers (deux ânes et charettes ont été achetés).
La cotisation des foyers, fixée à 200 FCFA par mois, devra couvrir les frais de fonctionnement ainsi que les salaires des charretiers. Un fond de roulement a été donné au collectif pour couvrir ces dépenses pendant les six premiers mois avant d'atteindre une certaine autonomie.
Trois types de déchets sont triés : organiques pour le composte, plastiques pour être transformés dans un centre de recyclage à quelques kilomètres, le reste est aujourd'hui évacué dans une décharge à l'extérieur de la ville. Cette solution provisoire est malheureusement identique à de nombreuses villes du nord du Bénin, où il reste beaucoup à faire avant de pouvoir retraiter ou incinérer tous les déchets.
Le maraîchage
Dans la moitié nord du Bénin comme dans une grande partie de l'Afrique de l'ouest, le plat de base à chaque repas est "la pâte" : mélange d'eau et de farine de mil, sorgho ou maïs. Dans les familles les plus modestes, la pâte (blanche, noire ou fermentée) est souvent le plat unique, simplement accompagnée d'une sauce.

En brousse la culture de ces céréales est la principale activité des hommes avec l'élevage, notamment chez les peuls de tradition semi-nomade. Plusieurs exemples d'associations ou de collectifs agricoles dans la région nous ont conduits à sensibiliser le village de Kabé à la diversification des cultures. De nombreux villageois se sont montrés intéressés par des formations agricoles dont pourraient ensuite béneficier tout le village en cultivant des champs communautaires.
Ainsi 4 hommes seront formés par Saméli Gouda, un agriculteur qui à quelques kilomètres de Kabé fair pousser salades, oignons, piments et pommes de terre. L'association rèmunère Saméli pour ces formations pendant un mois avant que les 4 apprentis ne partagent à leur tour leurs connaissances dans le village.
Ces nouvelles cultures seront pour le village à la fois une source de revenus sur les marchés mais aussi de richesse de leur alimentation.
En brousse la culture de ces céréales est la principale activité des hommes avec l'élevage, notamment chez les peuls de tradition semi-nomade. Plusieurs exemples d'associations ou de collectifs agricoles dans la région nous ont conduits à sensibiliser le village de Kabé à la diversification des cultures. De nombreux villageois se sont montrés intéressés par des formations agricoles dont pourraient ensuite béneficier tout le village en cultivant des champs communautaires.
Ainsi 4 hommes seront formés par Saméli Gouda, un agriculteur qui à quelques kilomètres de Kabé fair pousser salades, oignons, piments et pommes de terre. L'association rèmunère Saméli pour ces formations pendant un mois avant que les 4 apprentis ne partagent à leur tour leurs connaissances dans le village.
Ces nouvelles cultures seront pour le village à la fois une source de revenus sur les marchés mais aussi de richesse de leur alimentation.
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